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Rêves...Errances d'An'Maï

Rêves...Errances d'An'Maï

Mes cris, mes écrits, mes mots émotions, mes regards émerveillés, mon imaginaire, tout mon univers...

LA GENÈSE DE L'ARBRE..

Logo Anne-Marie Lejeune-livresJe vous présente la genèse de « L’Arbre », un roman qui me tient particulièrement à coeur, d'autant plus que s'il ne fut pas le premier que j'aie écrit, il fut le premier à être publié.

À lui seul, ce livre est tout une histoire, de son écriture à sa publication.

 

La Genèse de l’Arbre

 

« L'Arbre « Puis « L’Arbre qui ne voulait pas mourir » dans sa version finale et intégrale,c'est un véritable feuilleton à multiples rebondissements, de 2001 à aujourd’hui. Une histoire mouvementée ô combien !

Comment ce récit intemporel à mi chemin du conte fantastique et de la parabole est-il né dans mon esprit imaginatif ?

De la réalité. Ma réalité.

 

 

Premier épisode : Une envie d'arbre

Mon mari et moi nous voulions un saule pleureur nain pour notre petit jardin mais il n'y en avait pas. Pressés de réaliser notre rêve, avoir un arbre qui masquerait la laideur des murs rose saumon, nous n'avons pas attendu et nous avons choisi un autre arbre : un cèdre deodara dont nous n'avons lu correctement l'étiquette qu'une fois rentrés. Elle indiquait ceci : "Croissance rapide. 30 à 50 mètres à maturité ".

Si nous avions su, peut-être ne l’aurions nous pas planté car en novembre 2009, nous avons dû le faire couper tant il devenait dangereux surtout par grand vent. Mais si nous ne l’avions pas planté, jamais je n’aurais écrit cette histoire alors…

Voici l’Arbre dont la disparition m’a causé tant de chagrin et a fait naître en moi un énorme sentiment de culpabilité. Lorsque nous fumes obligé de le faire couper, j’ai eu la terrible sensation d’avoir trahi un ami

 

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À partir du moment où ce futur géant d'environ 1,30 m à l'achat a été installé chez nous, nous n'avons pas cessé pendant un bon bout de temps, de recevoir des mises en garde du type : « S'il grandit comme ça, vous serez bien obligés de le couper un jour ! » ou encore « Vous n'avez pas peur pour votre terrasse ? Avec ses racines, elle finira par se soulever... »

Bon sang de bois, je n'avais pas planté un arbre pour m'entendre dire, à peine était-il installé dans son trou de terre, que j'allais devoir le couper !

Voilà donc comment se sont inscrits dans ma tête, le titre de mon livre : « L'Arbre qui ne voulait pas mourir » et les premiers chapitres.

C'était après l'écriture de mon vrai premier roman, « Le septième Rassemblement », dont je vous parle dans une autre page.

 

 

Deuxième épisode : L'écriture

L'histoire de cet arbre a d'abord été celle de ma famille dont je me suis plus ou moins consciemment inspirée pour donner corps à mes personnages. Il m'a fallu 20 pages pour me rendre compte qu'il m'était difficile de faire subir des choses pénibles à ces gens qui nous ressemblaient beaucoup trop. J'ai donc tout déchiré et repris l'écriture à zéro. J'ai alors intentionnellement opté pour l'anonymat total de mes protagonistes. Tous. Même l'Arbre pour lequel à dessein, je n'ai choisi aucune essence particulière. J'ai personnalisé tout mon monde par des majuscules. L'Arbre, Elle, le Chat, Lui. Je voulais donner toute liberté au lecteur, de s'approprier l'histoire en faisant usage de son propre imaginaire. Le livre n'est-il pas le premier outil interactif, bien avant la télé ou les jeux vidéo ?

« Jusqu'où vas-tu aller ? » se demandaient mes proches en découvrant l'intrigue petit à petit.

Ils ne l'ont compris qu'en arrivant au tout dernier chapitre du deuxième tome écrit bien plus tard…

Ai-je voulu maintenir le suspens ? Que non ! Il se trouve qu'un arbre, même lorsque l'étiquette indique "croissance rapide", met quelques belles années avant d'atteindre La maturité.

 

 

 

 

Troisième épisode : La publication

Finalement, ce roman qualifié de poignant par ceux qui l'ont lu, est sorti en 2001 aux éditions du Panthéon, sous le titre de « L’Arbre », parce que l’éditeur trouvait mon titre originel «L’Arbre qui ne voulait pas mourir », trop long.

Pour cela, j'ai signé un contrat qui paraissait correct selon l'avocat que j'ai alors consulté et j'ai bêtement accepté de verser la "modique" somme de 51000 francs (c'était juste avant le passage à l'euro), sûre que l'éditeur ferait son travail et que je récupérerais au moins ma mise de départ.

Ce ne fut pas le cas ! Aucune publicité, aucun travail réel de publication. Mon livre n'apparaissait même pas chez le référent des libraires "Electre", alors quand les gens allaitent l'acheter, on leur répondait qu'il n'existait pas !

J'ai rompu mon contrat au terme des deux ans prescrits, récupéré tout ce qu'il m'était possible de stocker chez moi d'invendus et, incommensurable crève-cœur, fait brûler le reste comme tant d'autres victimes avant moi ! Je sais de quoi je parle ! J'ai vu l'immense hangar où étaient entreposés jusqu'au plafond, des centaines et des centaines de cartons de livres condamnés à l'autodafé provenant du même éditeur, même si cela ne me console pas !

Des années après, je me dis encore que j'aurais mieux fait d'utiliser le prêt que m'a consenti mon banquier, pour m'autoéditer. Mais m'aurait-il accordé la même confiance qu'à une honorable maison d'édition parisienne ?

J’ai alors tenté d’oublier ce malheureux épisode et d’aller de l'avant...J’ai écrit la suite de l’Arbre qui grandissait, grandissait dans ma tête puis j’ai cherché comment publier mon livre sans bourse délier et j’ai trouvé TheBookEdition.com où il a figuré en version deux tomes titrés « L’Arbre », avec un sous-titre pour chaque tome, dans leur catalogue jusqu’à ce que je me tourne vers Edilivre où il a été publié en intégral et en un volume unique sous le titre « L’arbre (qui ne voulait pas mourir) », en 2009. La parenthèse du sous-titre était voulue par eux je ne sais trop pourquoi !

Après deux ans assez improductifs chez Edilivre, j’ai rompu mon contrat. Il me semblait que le tome unique était un frein pour ceux qui avaient déjà lu la version « Panthéon ». La version intégrale chez Edilivre avec le livre premier que mes lecteurs connaissaient et le livre deux qui était sa suite, avait un coût prohibitif !

Je suis donc revenue à TheBookEdition avec la version définitive de « L’Arbre qui ne voulait pas mourir », sans parenthèse. Mon Arbre, avec le titre que j’avais à l’origine choisi pour raconter sa mystérieuse histoire et les sous-titre de « Métamorphoses » pour le 1er tome et « Le retour du Voyageur » pour le 2ème tome…

 

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Tome 1 : Métamorphoses

 

 

http://www.thebookedition.com/l-arbre-qui-ne-voulait-pas-mourir-1-anne-marie-lejeune-p-72927.html

 

Résumé de la 4ème de couverture

" Un jour, un couple que déchire le désir d’enfant inassouvi, décide de planter un arbre pour masquer la laideur des murs environnants. Il est souvent parti. Elle est souvent seule, n’ayant pour lui tenir compagnie que les commères du voisinage et un chat borgne. C’est dans ce contexte, au cœur d’un minuscule jardin cerné de béton que va naître et s’épanouir entre Elle et l’Arbre, un amour hors norme, sous l’œil bienveillant d’un incroyable matou qui se dit habité par l’esprit clairvoyant d’un vieux Sage. Il leur faudra subir d’incroyables métamorphoses et surmonter bien des obstacles pour vivre cet amour extraordinaire et pour le préserver en dépit de l’incompréhension des autres.

Les principaux personnages

L’Arbre n'est au départ qu'un arbrisseau au milieu d'autres arbrisseaux dans le parterre d'une jardinerie, qui attend désespérément comme ses congénères qu'on l'achète afin de pouvoir grandir dans un jardin, libéré de la petite motte de terre et du conteneur en plastique noir qui l'emprisonne. Puis il va croiser le chemin d'Elle, une femme en apparence comme toutes les autres mais dont lui, va déceler la différence qui fait d'elle à ses yeux, un être incomparable.

Quant au Chat borgne qui se dit habité par l'esprit clairvoyant d'un vieux Sage, il observe et analyse les évènements qui se nouent sous le regard aiguisé de son œil unique.

Leurs destins sont liés mais ils ne savent pas encore à quel point.

Il y a Lui aussi, l'époux intransigeant d'Elle, dont la décision déterminante va bouleverser la vie des trois autres.

Et encore cet autre arbre, Le grand pin de la montagne qui constituera une rencontre décisive pour Elle
Enfin, Le Voyageur qui ne fait que témoigner, au début et à la fin du premier volet de cette histoire extraordinaire, de ce qu'il a vu de ses yeux vu, aura un rôle bien plus déterminant dans le deuxième...

D'autres personnages du quotidien interfèrent dans l'existence d'Arbre, d'Elle et du Chat, comme Les commères aussi mielleuses devant qu'elles sont fielleuses derrière, La voisine, aussi curieuse que jalouse, L'infirmier amoureux d'une inaccessible fée...

Tous ont leur importance et aucun ne vous laissera totalement indifférent !

Tome 2 : Le retour du Voyageur

 

http://www.thebookedition.com/l-arbre-qui-ne-voulait-pas-mourir-2-anne-marie-lejeune-p-72930.html                                                                                                                                                      

 

Résumé de la 4ème de couverture

 

"Au cœur de leur Eden préservé, Elle et l’Arbre coulent des jours paisibles au rythme des saisons sans l’amicale présence du Chat borgne réincarné loin d’eux. Elle est restée jeune, éternellement belle. l’Arbre lui, a vieilli. Son pouvoir de régénération s’épuise. Pour protéger le Jardin, il a créé les Gardiens chargés d’éloigner les intrus qui en menaceraient le bel équilibre et la paix si chèrement acquise. Le Voyageur a vieilli lui aussi, seul ! Il craint plus que tout de voir son plus cher souvenir mourir avec lui. Son rêve, trouver un héritier spirituel et parcourir une dernière fois avec lui, l’itinéraire secret qui mène au « Jardin oublié ». Son retour risque bien de perturber non seulement l’équilibre naturel qui régit ce lieu hors du temps mais plus encore, l’existence de ses hôtes."

Les principaux personnages

L'Arbre , Elle, Le Chat borgne et Le Voyageur bien sûr, sont avec un nouveau venu d'une importance capitale Le Bâtisseur, les principaux protagonistes de ce 2ème tome.

Mais il y a aussi Minette, la soeur du Chat Borgne devenu Pirate lors de sa dernière réincarnation, Le Promeneur, un randonneur sur le retour à la poursuite d'une vieille légende, l'Epouse du promeneur,une citadine cartésienne et moqueuse, Le vieux du hameau, bourru et matois. Ou encore les Gardiens et les Enfants-Arbres.

Là encore, tous ont leur importance dans le déroulement de cette surprenante histoire !

Pour conclure

Le chemin d'écriture de cette deuxième partie de « L'Arbre qui ne voulait pas mourir » aura été aussi long et fastidieux que celui qu'a emprunté le Voyageur pour retrouver son paradis perdu finalement, tant il m'était pénible de quitter ces personnages auxquels j'ai donné la vie en même temps que je leur instillais à chacun un peu de moi.

Je me suis attachée à cet Arbre dont la farouche détermination à se créer un univers à la mesure de son amour a touché mon cœur d'humaine.

l'Arbre, quel merveilleux symbole pour moi, la rêveuse patentée qui ai repris à mon compte cette belle pensée de Juliette Binoche que j'ai trouvée par hasard :

« On ne peut rêver que si on a les pieds sur terre. Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses. »

L'Arbre n'a-t-il pas appliqué à la lettre cette règle d'or pour réaliser son propre rêve ?

Quant à ce merveilleux Chat borgne hanté par un vieux Sage ancestral et qui se targue de bénéficier de bien plus que les neuf vies que l'on prête à ses congénères, c'est, de ce double volet d'un récit qui ressemble parfois à un conte de fée, le personnage auquel je m'identifie le plus. Non pas parce que je me crois investie de la sagesse que ma plume lui a prêtée, mais en mémoire d'un autre chat borgne qui est passé dans ma vie et y a laissé son empreinte indélébile. Dors en paix mon Newton !

 

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Et puis il y a le Voyageur sans bagages qui vous entraîne dans son sillage. « En quête incessante d'autres ailleurs... » Comme il dit lui-même. Lui, c'est moi, qui depuis si longtemps, faute de pouvoir le faire en réalité, voyage follement dans ma tête. L'imaginaire est mon univers, les rêves, mon moyen de locomotion...

Ces quatre principaux personnages d'un récit teinté de magie, quand vous les aurez découverts entre les pages de leur livre, comme moi vous y serez attachés...

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